Olaplex s’est invité partout dans les salles de bain, mais la vraie difficulté commence au moment de choisir un numéro plutôt qu’un autre. Entre les soins professionnels, les traitements à la maison, les shampoings violets, les masques “weightless” ou “rich”, on peut vite se retrouver avec un panier bien rempli… et un résultat moyen si les produits ne correspondent pas à l’état des cheveux.
Ce guide part du réel : cheveux abîmés par les décolorations, longueurs sèches qui manquent de ressort, racines qui regraissent trop vite ou boucles qui perdent leur dessin…
L’objectif est simple : t’aider à choisir le produit capillaire Olaplex qui fait une vraie différence pour ta fibre, en fonction de ton historique, de ta texture et de ton temps disponible. On parle donc de réparation cheveux, mais aussi d’hydratation cheveux, de protection thermique, de neutralisation des reflets et de discipline au quotidien.
Tu verras aussi pourquoi certains soins ont déçu certaines personnes, alors qu’ils peuvent être bluffants sur d’autres profils. En filigrane, on suit quelques cas concrets, comme une personne qui entretient un balayage costaud, ou une autre qui a des cheveux fins qui regraissent vite et ne supportent pas les produits trop riches.
En bref
- Cheveux très abîmés par les dommages chimiques (décolo, mèches, lissage) : priorité au duo pré-shampoing N°3PLUS seul ou en combo avec N°0 pour un vrai traitement de fond.
- Racines grasses, longueurs sèches : shampoing N°4 Fine ou alternance N°4/N°4C, avec un conditioner léger comme N°5 Fine ou Weightless Nourishing Mask.
- Blond, gris ou blanc qui jaunit : combo N°4P + N°5P, en alternance avec un shampoing doux pour ne pas assécher la fibre.
- Boucles, ondulations et frisottis : base de réparation avec N°3PLUS, puis stylisation avec N°6, N°9 et le gel boucles N°10 selon la texture.
- Pointes fourchues et casse : coupe régulière obligatoire, puis renforcement cheveux avec N°5L, masques ciblés et protection longueur avec N°7.
Comprendre l’état de tes cheveux avant de choisir un produit Olaplex
Avant de mettre un seul flacon Olaplex dans ton panier, le réflexe le plus utile reste le diagnostic. Quand une cliente s’assoit au bac en disant “mes cheveux sont morts, il me faut un soin cheveux miracle”, ce n’est pas la même histoire si le problème vient surtout des racines grasses, des longueurs poreuses, de la casse mécanique ou d’un mélange de tout ça.

Les produits Olaplex ont une base commune de technologie, mais ne répondent pas aux mêmes besoins au quotidien.
Le premier critère à regarder, c’est le type de dommages chimiques que tes cheveux ont subi. Décoloration, balayage, lissage brésilien ou défrisage ne font pas du tout la même chose à la fibre. Une cliente qui enchaîne les balayages très clairs présente souvent des longueurs élastiques, un toucher “chewing-gum” sous l’eau et des pointes qui se dédoublent vite. Là, un véritable traitement de réparation cheveux est prioritaire, sinon la casse s’installe.
Autre scénario courant : une personne avec des cheveux fins, châtain naturel, qui n’a jamais coloré mais passe le lisseur à 200 °C tous les matins. Le cheveu n’est pas forcément “brûlé”, mais la cuticule est écaillée, les longueurs deviennent ternes, les frisottis s’invitent dès qu’il y a de l’humidité. On n’est pas sur du dégât chimique pur, mais la structure interne fatigue doucement. Chez ce type de profil, l’hydratation cheveux et la protection thermique sont au moins aussi importantes que la réparation moléculaire.
La texture compte tout autant. Un cheveu épais et poreux supporte très bien un masque riche comme le Rich Hydration Mask une fois par semaine. Sur un cheveu fin qui regraisse vite, le même produit donnera une impression de lourdeur, de racines plaquées, et au final la personne détestera son soin. C’est exactement ce qui a poussé la marque à sortir des versions “Fine” pour le shampoing et le conditioner : la technologie Olaplex reste là, mais la formule est allégée pour préserver le volume.
Dernier point trop souvent oublié : le cuir chevelu. Beaucoup veulent “réparer” une fibre alors que le souci principal est un cuir chevelu étouffé par l’accumulation de produits, ou irrité par des lavages trop décapants. Sur ces profils, un shampoing clarifiant comme N°4C, utilisé ponctuellement, permet de repartir sur une base propre et de rendre tous les autres soins plus efficaces. Sans cette étape, même le meilleur produit capillaire reste en surface.
En résumé, la bonne question n’est pas “quel numéro est le meilleur ?”, mais “où sont les vrais dégâts chez moi : à l’intérieur de la fibre, en surface, au niveau du cuir chevelu, ou tout en même temps ?”. C’est à partir de cette photographie précise que les numéros Olaplex prennent tout leur sens.

Traitement profond Olaplex N°0 et N°3PLUS : quand les cheveux sont vraiment abîmés
Quand les cheveux ont dépassé le stade “un peu secs” pour basculer dans “cheveux abîmés”, avec élasticité, casse et rugosité extrêmes, la priorité reste la réparation interne. C’est exactement ce que cherchent à cibler N°0 et surtout N°3PLUS. Toute la communication sur les “ponts disulfures” n’est pas juste un joli mot scientifique : ces liaisons maintiennent les chaînes de kératine ensemble. Quand elles sont rompues par une décoloration agressive, un défrisage mal géré ou des lissages à répétition, la fibre perd sa tenue.
Le N°3 historique avait déjà une jolie réputation. La version N°3PLUS va plus loin, avec une formule pensée pour agir en seulement 3 minutes de pose sur cheveux mouillés non lavés. Pour quelqu’un qui n’a ni le temps ni l’envie de rester une heure dans sa salle de bain, c’est très appréciable. Le produit agit comme un pré-shampoing : on mouille la chevelure, on essore bien, on applique comme un conditioner, on démêle doucement avec une brosse souple, on laisse poser, puis on rince avant de passer au lavage classique.
N°0, de son côté, ressemble plus à une “eau de soin” extrêmement concentrée. La marque l’a pensé comme un booster : on l’applique sur cheveux secs, on sature bien la fibre, puis on superpose directement N°3PLUS par-dessus. Le duo fonctionne comme le protocole professionnel N°1+N°2, mais en version maison et moins concentrée. Sur cheveux très sensibilisés, ce tandem peut réellement changer la donne en quelques semaines à condition d’être régulier.
Dans la vraie vie, tout le monde n’a pas besoin de N°0. Une personne qui a subi un seul balayage léger par an, sans autre chimie, peut très bien se contenter de N°3PLUS une fois par semaine. À l’inverse, une adepte des transformations radicales, qui cumule mèches, lissages et soleil, verra un gain supplémentaire avec le booster N°0, au moins en cure de 4 à 6 applications.
Il y a une idée reçue encore tenace : laisser poser N°3 ou N°3PLUS toute la nuit donnerait des résultats “spectaculaires”. En pratique, la majorité de l’action se fait dans les premières minutes. Prolonger indéfiniment la pose n’apporte pas grand-chose de plus, à part un oreiller collant. Mieux vaut une application courte, bien faite, répétée chaque semaine pendant trois mois, qu’une nuit entière une fois tous les deux mois.
Autre point à garder en tête : Olaplex répare les liaisons, mais ne recolle pas une pointe fendue en deux comme par magie. Quand les fourches sont installées, un passage chez le coiffeur reste indispensable, même si le duo N°0 + N°3PLUS améliorera clairement la résistance des nouvelles longueurs qui poussent. Le message à retenir : sur des cheveux très abîmés, ce duo sert de base, pas de baguette magique.
Shampoings et conditioners Olaplex : adapter le lavage à ton état de cheveux
Une grosse partie de la santé de la fibre se joue au moment du lavage. Si le shampoing décape trop, l’hydratation cheveux fond au fil des semaines. Si le conditioner est mal choisi, les longueurs deviennent soit poisseuses, soit rêches. La force de la gamme Olaplex, c’est de proposer plusieurs combinaisons pour ajuster ce duo selon l’état des cheveux.
Le N°4 classique est le shampoing cocon. Sans sulfates, assez nourrissant, il convient bien aux cheveux moyens à épais, secs, sensibilisés ou bouclés. Sur une cliente qui vient de faire un balayage ou un lissage, commencer par ce type de formule est cohérent : on évite d’agresser davantage la cuticule. Sur cheveux fins qui regraissent vite, en revanche, ce même shampoing peut donner une impression de racines lourdes. C’est précisément pour cette situation que le N°4 Fine existe.
N°4 Fine garde la technologie Olaplex mais avec une texture plus fluide, plus légère. Sarah, avec ses cheveux fins qui ont tendance à coller au cuir chevelu, a retrouvé du volume dès la première utilisation, alors que le N°4 original lui semblait “trop riche”. Pour celles et ceux qui alternent sport, transpiration et eau calcaire, glisser N°4C une fois par semaine permet de désincruster résidus de produits, pollution, silicones persistants. Ce shampoing clarifiant garde une base douce, mais il laisse les cuticules très ouvertes, donc il faut impérativement enchaîner avec un soin.
Côté blondes, le fameux N°4P s’adresse aux reflets jaunes. Il suffit souvent d’un usage hebdomadaire, avec un temps de pose modulable pour éviter l’effet violet trop marqué. Là aussi, la clé reste le diagnostic : N°4P corrige bien le jaune paille, moins les reflets fortement cuivrés, qui demanderont plutôt une patine pro en salon.
Le choix du conditioner est le deuxième pilier. N°5 est le classique : il démêle, adoucit, apporte de la brillance sans trop alourdir. Sur cheveux très denses, on peut le juger un peu “léger”, ce qui n’est pas forcément un défaut si on préfère la souplesse à l’effet ultra nourri. N°5 Fine, plus récent, vise spécifiquement les cheveux fins et plats, avec cette idée de donner de la matière sans graisser. Pour un blond clair entretenu avec N°4P, le conditioner violet N°5P vient renforcer la neutralisation tout en limitant l’assèchement que provoquent parfois ces produits pigmentés.
Pour y voir plus clair, voici un petit tableau récapitulatif utile pour choisir produit de lavage chez Olaplex :
| Profil de cheveux | Shampoing conseillé | Conditioner / masque conseillé |
|---|---|---|
| Épais, secs, sensibilisés | N°4 (quotidien) + N°4C 1x/semaine | N°5 ou Rich Hydration Mask une fois par semaine |
| Fins, plats, qui regraissent vite | N°4 Fine (quotidien) + N°4C ponctuel | N°5 Fine ou Weightless Nourishing Mask |
| Blonds, gris, blancs avec reflets jaunes | N°4P 1x/semaine, alterné avec N°4 ou N°4 Fine | N°5P 1x/semaine, N°5 le reste du temps |
| Cuir chevelu chargé en résidus, eau très calcaire | N°4C tous les 7 à 10 jours | Masque Rich Hydration ou Weightless selon l’épaisseur |
Ce duo lavage/conditioner forme l’ossature de ta routine. Les traitements profonds et les produits coiffants viennent se greffer dessus, mais si cette base n’est pas cohérente avec ta texture, aucun autre soin cheveux ne donnera son maximum.
Masques, leave-in et protections : affiner la réparation et l’hydratation cheveux
Une fois le lavage adapté, on peut affiner la stratégie avec les masques et les soins sans rinçage. C’est ici que beaucoup se trompent de curseur : trop de produits nourrissants sur des cheveux déjà lourds, pas assez de richesse sur des longueurs très poreuses. L’idée n’est pas de tout cumuler, mais de piocher dans la gamme ce qui répond vraiment à ton état de cheveux.
Les masques Rich Hydration et Weightless Nourishing ont remplacé l’ancien N°8 dans plusieurs salons. Le premier, plus onctueux, s’adresse aux cheveux moyens à épais, secs, souvent bouclés ou ayant subi plusieurs colorations. Il apporte une sensation de fibre “garnie”, limite instantanément les frisottis et laisse un toucher presque soyeux. Sur Lina, qui vit avec un balayage très clair, ce masque utilisé une fois par semaine à la place du conditioner fait une vraie différence sur la casse au brossage.
Weightless Nourishing Mask, comme son nom l’indique, joue dans une autre catégorie. Formulé pour les cheveux fins, il hydrate et renforce sans plomber. Plusieurs clientes qui n’avaient jamais supporté les masques classiques ont enfin trouvé un produit capillaire profond qu’elles peuvent utiliser sans perdre le volume aux racines. Pour quelqu’un qui a des cheveux fragiles mais qui tient à garder un mouvement aérien, c’est une belle option.
Sur les pointes, le N°5L occupe une place particulière. Ce leave-in représente un hybride entre après-shampoing et soin ciblé contre les fourches. En salon, on le conseille souvent aux personnes qui veulent espacer un peu les coupes tout en limitant la casse visuelle sur les longueurs. Il conditionne, démêle et lisse les irrégularités, mais ne remplace pas la lame des ciseaux quand la fibre est fendue jusqu’en haut.
Pour le coiffage et la protection, N°6, N°7 et N°9 forment un trio très modulable. N°6 est une crème coiffante thermo-protectrice, idéale pour les brushings. Elle gaine le cheveu, réduit les frisottis, apporte un peu de maintien sans effet carton. Sur cheveux fins, une noisette suffit amplement, sinon la matière peut alourdir. N°7, l’huile, vient sceller le travail : une goutte à peine réchauffée entre les mains et déposée sur les longueurs transforme l’aspect de la chevelure en fin de brushing.
N°9, lui, joue la carte anti-pollution et anti-oxydante. Ce sérum léger fonctionne bien en ville, sur des personnes dont les cheveux ternissent vite à cause de l’environnement. Il discipline, aide à garder la forme du brushing plus longtemps, mais n’apporte pas autant d’hydratation que la crème. Beaucoup apprécient le combo N°6 + N°9 sur cheveux humides, puis une touche de N°7 en finition sur cheveux secs : un protocole simple, mais très protecteur.
Pour celles et ceux qui cherchent surtout du volume avec brushing, le Volumizing Blow Dry Mist ajoute une dimension intéressante. Ce spray protège de la chaleur tout en donnant un galbe durable aux longueurs, spécialement apprécié sur cheveu fin. Utilisé après un duo N°4 Fine + N°5 Fine, il crée une base volume/protection cohérente sans surcharge.
En clair, plus les cheveux sont sensibilisés, plus il est pertinent de combiner un masque adapté et au moins un leave-in thermo-protecteur. L’erreur classique consiste à n’utiliser qu’un masque riche, sans jamais protéger la fibre de la chaleur : on répare d’un côté pour abîmer de l’autre.
Boucles, blonds, racines grasses : adapter Olaplex à des cas concrets
Tout le monde n’attend pas la même chose d’un soin cheveux. Une personne aux boucles serrées ne cherche pas le même rendu qu’une accro au brushing lisse, et une blonde platine n’a pas les mêmes contraintes qu’une brune naturelle. Plutôt que de rester théorique, autant regarder quelques cas typiques qu’on retrouve souvent au salon.
Premier cas : cheveux ondulés à bouclés (types 2A à 3C) qui manquent de définition et gonflent dès qu’il y a de l’humidité. Ici, une base de réparation légère avec N°3PLUS une fois par semaine reste bénéfique, surtout si les cheveux ont connu une coloration. Ensuite, le vrai changement vient des produits de styling. N°10, le gel définisseur de boucles, permet de structurer la forme sans cet effet “carton” que beaucoup redoutent. Sur cheveux mouillés, on applique mèche par mèche, on scrunche, puis on laisse sécher à l’air libre ou au diffuseur.
Pour des boucles plus sèches, le duo N°9 + N°10 fonctionne bien : le sérum apporte glisse et protection, le gel fixe la forme. Sur des textures encore plus crépues (type 4), on ajoute souvent une couche d’hydratation plus riche en dessous, quitte à mixer une crème type N°6 avec le reste. Le but n’est pas de lisser à tout prix, mais de limiter les frisottis parasites pour retrouver un dessin lisible.
Deuxième cas classique : blond, gris ou blanc qui vire au jaune. Les shampoings violets existent dans de nombreuses marques, mais le N°4P d’Olaplex se distingue par un bon équilibre entre pigments violets et bleus. Résultat, on obtient plus facilement ce côté nacré recherché, sans basculer sur un blond violemment violacé. L’astuce consiste à ajuster le temps de pose : quelques minutes suffisent sur un blond très poreux. Le conditioner N°5P derrière renforce le travail tout en évitant l’effet “paille” que produisent certains produits concurrents.
Troisième cas : racines grasses, longueurs sèches, pointes abîmées. C’est le combo le plus courant chez celles et ceux qui lavent très souvent leurs cheveux. Dans ce cas, charger la routine d’Olaplex très nourrissants n’est pas toujours pertinent. On privilégie un shampoing adapté au cuir chevelu, comme N°4 Fine ou une alternance avec N°4C, puis on concentre les soins riches uniquement sur les mi-longueurs et pointes (masque Weightless, N°5L, huile N°7). On n’applique jamais les produits disciplinants au niveau des racines.
Les critiques négatives remontent souvent de ce type de profil : racines grasses, cheveux fins, produits riches… et forcément, impression de chevelure lourde. Ce n’est pas Olaplex en soi qui “graisse les cheveux”, c’est le choix de numéros inadaptés à la texture. C’est aussi ce que détaillent certains articles spécialisés comme cet avis complet sur le choix de produits en boutique de coiffure, qui insiste sur l’importance d’un diagnostic honnête.
Quatrième cas : personne qui ne supporte pas trop de parfum ou de silicones lourds. La bonne nouvelle, c’est que la majorité de la gamme est sans sulfates ni parabènes. Concernant les silicones et quats, les formules Olaplex les utilisent de façon ciblée pour lisser et protéger la fibre. Dans la pratique, ces molécules restent en surface, sont éliminées avec les lavages et, utilisées avec un shampoing clarifiant de temps en temps, ne posent aucun souci particulier. Là encore, il s’agit surtout de bien doser et de ne pas superposer dix produits différents qui contiennent tous des agents filmogènes.
Ces cas concrets montrent que l’intérêt n’est pas de collectionner les numéros, mais de construire un trio ou un quatuor cohérent avec ce que tes cheveux vivent au quotidien.
Précautions, limites et choix éclairé : comment rester lucide avec Olaplex
Olaplex a connu son lot de rumeurs, notamment autour d’ingrédients comme le lilial, aujourd’hui retiré des formules dans l’Union européenne. Des plaintes isolées ont alimenté l’idée que la marque ferait tomber les cheveux. Quand on regarde les faits, on voit surtout une immense base d’utilisateurs satisfaits et une poignée de cas sur lesquels les causes réelles sont difficiles à isoler : hormones, stress, carences, traitements médicaux, tout cela impacte la densité capillaire.
La composition des produits n’est pas “naturelle” au sens strict, mais elle est encadrée, testée, avec une technologie brevetée qui a été largement étudiée. À ce jour, rien ne prouve qu’un soin cheveux de cette gamme abîme la fibre. La question à se poser est plutôt : est-ce qu’il correspond vraiment à mes besoins, ou est-ce que j’attends de lui quelque chose qu’aucun cosmétique ne peut offrir ? Par exemple, aucun produit topique ne corrigera une chute sévère liée à un dérèglement hormonal ou à une maladie.
Une autre limite à rappeler concerne la coupe. Même avec la meilleure réparation cheveux possible, une pointe déjà cassée ou fourchue ne se “ressoude” pas. Les produits améliorent l’aspect, réduisent le risque de nouvelle casse, renforcent les longueurs encore solides. Mais pour repartir sainement, couper quelques centimètres reste souvent la démarche la plus intelligente, surtout après plusieurs années de chimie lourde.
Concernant la fréquence, la régularité douce fonctionne mieux que les cures extrêmes. Un N°3PLUS chaque semaine, un masque adapté toutes les 1 à 2 semaines, un shampoing clarifiant toutes les 2 à 4 semaines et un leave-in thermo-protecteur à chaque exposition à la chaleur suffisent à changer durablement la qualité de la fibre. Inutile d’empiler tous les jours trois produits de finition sur des cheveux qui ne sont pas lavés derrière.
Pour mieux t’y retrouver, tu peux aussi t’appuyer sur des ressources spécialisées, comme certains décryptages d’ingrédients ou avis détaillés de coiffeurs disponibles sur des blogs experts. Ils complètent les discours très lissés des réseaux sociaux, où l’on voit souvent des “avant/après” parfaits sans historique réel. La réalité, c’est que des cheveux très “flingués” par des années de décolorations successives ne redeviendront jamais exactement comme avant, mais ils peuvent gagner énormément en tenue et en douceur avec une routine bien pensée.
Dernier point de lucidité : le prix. Olaplex reste une gamme positionnée au-dessus des produits de grande surface. Pour quelqu’un avec un petit budget, le plus judicieux n’est pas d’acheter cinq numéros d’un coup, mais de cibler une ou deux références clés. Sur la plupart des profils, le duo N°3PLUS + un bon shampoing/conditioner adapté à la texture offre déjà un excellent rapport bénéfice/coût. On peut ajouter un thermo-protecteur ensuite, plutôt que de commencer par des produits très ciblés qui ne servent que ponctuellement.
En gardant cette vision réaliste, Olaplex devient un outil pertinent pour accompagner tes objectifs capillaires, pas une promesse magique qui nourrirait des attentes impossibles.
Quel produit Olaplex choisir si mes cheveux sont très abîmés par les décolorations ?
Sur des cheveux vraiment sensibilisés par les décolorations ou les mèches, la priorité reste la réparation interne des ponts disulfures. Le traitement pré-shampoing N°3PLUS, utilisé une fois par semaine sur cheveux mouillés non lavés, est la base. Si les dommages sont importants (élasticité, casse, textures chewing-gum), tu peux le coupler avec le N°0 en cure : on applique d’abord N°0 sur cheveux secs, puis N°3PLUS par-dessus, avant de rincer et de faire ton shampoing. Complète avec un masque adapté à ta texture (Rich Hydration pour cheveux épais, Weightless pour cheveux fins) et un thermo-protecteur à chaque exposition à la chaleur.
Comment utiliser Olaplex si j’ai les cheveux fins qui regraissent vite ?
Sur cheveux fins et racines grasses, évite les produits trop riches au niveau du cuir chevelu. Choisis un shampoing comme le N°4 Fine pour un usage régulier, avec éventuellement le N°4C de temps en temps pour éliminer les résidus. Sur les longueurs, oriente-toi vers le conditioner N°5 Fine ou le Weightless Nourishing Mask, appliqués uniquement sur mi-longueurs et pointes. Si tu veux un traitement profond, N°3PLUS reste intéressant, mais concentre-le surtout sur la partie abîmée de la fibre, en évitant d’en mettre trop près des racines.
Olaplex convient-il aux cheveux bouclés et frisés ?
Oui, la technologie Olaplex fonctionne sur toutes les textures, y compris les cheveux ondulés, bouclés et frisés. Le N°3PLUS aide à renforcer la fibre et à limiter la casse lors du démêlage. Ensuite, la combinaison de N°6 (crème coiffante thermo-protectrice), N°9 (sérum léger) et N°10 (gel définisseur de boucles) permet de dessiner les boucles sans effet carton, tout en contrôlant les frisottis. Sur cheveux très secs ou de type 4, il est souvent utile d’ajouter un masque riche comme le Rich Hydration Mask une fois par semaine pour maintenir une bonne hydratation.
Dois-je laisser poser les produits Olaplex toute la nuit pour qu’ils soient efficaces ?
Non, ce n’est pas nécessaire. La formulation actuelle, en particulier celle du N°3PLUS, est pensée pour être efficace en quelques minutes seulement. La majorité de l’action réparatrice se fait dans ce laps de temps. Prolonger la pose plusieurs heures ou toute la nuit n’apporte pas d’avantage significatif et peut surtout être inconfortable. Il vaut mieux une application courte mais régulière (par exemple une fois par semaine pendant plusieurs mois) qu’un pose marathon occasionnelle.
Peut-on utiliser Olaplex sur un cuir chevelu sensible ou après un lissage brésilien ?
Les shampoings Olaplex sont formulés sans sulfates, ce qui les rend compatibles avec la plupart des lissages brésiliens et traitements lissants qui craignent ces agents nettoyants agressifs. Sur cuir chevelu sensible, il reste prudent de commencer par une petite quantité de produit, de bien rincer et d’éviter les surdoses de leave-in en racines. Si une gêne persiste (démangeaisons, rougeurs, irritations), mieux vaut interrompre l’utilisation et demander un avis médical, car le problème peut venir d’un autre facteur que les soins eux-mêmes.



