Comment devenir coiffeur : parcours, formations et options pour se lancer dans le métier

Devenir coiffeur, ce n’est pas seulement apprendre à tenir des ciseaux : c’est entrer dans un métier où l’on touche à l’image, à la confiance en soi et au quotidien des gens. Entre le premier shampooing fait en école de coiffure et l’ouverture éventuelle de son propre salon, le parcours peut sembler flou quand on ... Lire plus
Jean Del Piero
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Devenir coiffeur, ce n’est pas seulement apprendre à tenir des ciseaux : c’est entrer dans un métier où l’on touche à l’image, à la confiance en soi et au quotidien des gens. Entre le premier shampooing fait en école de coiffure et l’ouverture éventuelle de son propre salon, le parcours peut sembler flou quand on débute. CAP, BP, BTS, apprentissage, spécialisation, travail à domicile ou en franchise… les options sont nombreuses, et chaque choix a un impact sur la façon de construire son parcours professionnel.

Ce guide détaille les grandes étapes pour lancer une carrière dans la coiffure de manière concrète : choix de la formation coiffure, réalité du métier coiffeur au quotidien, diplômes nécessaires selon tes ambitions, mais aussi aspects plus pragmatiques comme le salaire, le rythme de travail ou les démarches pour créer un salon. L’idée est simple : t’aider à aligner ton projet avec ta réalité de vie, ton caractère et ton niveau d’envie, sans te vendre un métier que tu ne reconnaîtrais pas une fois sur le terrain.

En bref

  • Le CAP Métiers de la coiffure reste le point de départ le plus courant pour obtenir un premier diplôme coiffure et entrer rapidement en salon.
  • Le BP Coiffure est quasiment indispensable si tu veux ouvrir ou reprendre un salon, ou encadrer une équipe.
  • L’apprentissage et chaque stage coiffure jouent un rôle clé pour se faire la main, apprendre le rythme réel d’un salon et se constituer un réseau.
  • Le métier coiffeur repose autant sur les compétences techniques que sur la relation client, l’écoute et la gestion de son énergie au quotidien.
  • Salariat, indépendance, franchise, domicile, événementiel : plusieurs pistes existent pour lancer une carrière coiffure adaptée à ton style de vie.

Sommaire

Comprendre le métier de coiffeur avant de choisir sa formation

Avant de signer un contrat d’apprentissage ou de chercher une école de coiffure, mieux vaut savoir à quoi ressemble vraiment une journée de coiffeur. Le métier coiffeur est un métier d’artisan, donc très concret : on touche le cheveu, on observe le cuir chevelu, on gère parfois trois conversations en même temps tout en surveillant le temps de pose d’une coloration. Ceux qui imaginent ne faire que des balayages sur cheveux parfaits risquent d’être surpris.

Un coiffeur assure tout un panel de services : shampooings, coupes, brushings, coiffages rapides, colorations, mèches, patines, permanentes, lissages, parfois soins du cuir chevelu ou entretien de barbes. La polyvalence est réelle, surtout dans les petits salons où chacun enchaîne les tâches. Pour te faire une idée concrète des prestations, un tour dans un article comme une journée type au salon peut déjà clarifier pas mal de choses.

Les gestes techniques au cœur du quotidien

La base du métier repose sur des gestes répétés des dizaines de fois par jour : sectionner une chevelure proprement, tenir un sèche-cheveux sans fatiguer l’épaule, enrouler une brosse ronde sans brûler les pointes, appliquer une coloration de manière uniforme, rincer au bon moment. Ces gestes demandent de la précision, mais aussi de l’endurance. On passe de longues heures debout, avec parfois peu de pauses, surtout les samedis ou en période de fêtes.

Un détail que beaucoup sous-estiment : la dimension sensorielle. L’odeur des produits, le bruit continu des sèche-cheveux, les vapeurs de coloration… Si tu es très sensible à ce type d’ambiance, il faut l’anticiper. Les bonnes écoles de coiffure apprennent à se protéger, à porter des gants, à aérer, à organiser les postes pour limiter la fatigue. Mais la réalité reste là : ce n’est pas un métier de bureau.

Le rôle de conseiller en image et en entretien du cheveu

Au-delà de la coupe, un coiffeur est aussi un conseiller. On lui demande si une frange irait avec un front un peu bas, si un carré wavy serait compatible avec des cheveux très épais, si un blond froid ne va pas trop durcir les traits. Pour répondre sans faire de dégâts, il faut connaître les bases de morphologie du visage, de colorimétrie et de structure du cheveu.

Par exemple, une cliente aux cheveux très sensibilisés par des décolorations successives aura besoin d’un diagnostic honnête avant de demander « encore plus clair ». L’article sur la durée d’une coloration chez le coiffeur illustre bien comment un simple service couleur se réfléchit en termes de fréquence, de soin et de budget. Ce sens du conseil s’apprend avec l’expérience, mais aussi dès la formation, si l’on prend le temps d’écouter et d’observer.

Les différents lieux d’exercice possibles

Le métier ne se limite pas au salon de quartier. Certains coiffeurs exercent dans de grandes chaînes, d’autres en salon indépendant, d’autres encore à domicile, en studio photo, sur des tournages, en EHPAD ou en milieu hospitalier. Chaque contexte change la façon d’organiser ses journées, ses tarifs, son matériel et le lien avec la clientèle.

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En salon franchisé, par exemple, le rythme peut être soutenu, avec des objectifs de chiffre et des protocoles très cadrés. À l’inverse, un coiffeur à domicile gère lui-même ses rendez-vous, son temps de trajet, son stock de produits et sa communication. Dans les établissements spécialisés, on adapte surtout son approche humaine, car on travaille avec des publics parfois fragilisés physiquement ou psychologiquement.

Comprendre cette diversité dès le départ permet d’orienter son parcours professionnel vers l’environnement dans lequel on se voit évoluer. L’essentiel, au final, reste ce point commun : on prend soin des gens à travers leurs cheveux.

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Formations et diplômes pour devenir coiffeur : CAP, BP, BTS et spécialisations

Une fois que l’on a compris ce que recouvre vraiment le métier, vient la question du parcours : par où commencer pour obtenir un diplôme coiffure qui ouvre des portes et non pas qui bloque les options. En France, la colonne vertébrale reste la même depuis des années, mais les modalités évoluent : plus d’alternance, plus de passerelles, plus de spécialisations.

On peut résumer les choses comme ça : CAP pour entrer dans le métier, BP pour gagner en autonomie et ouvrir un salon, BTS pour ceux qui veulent aller vers la gestion, la formation ou l’industrie capillaire. Autour de ça gravitent des mentions complémentaires, des certificats de spécialisation et des titres privés qui viennent affiner un profil.

Le CAP Métiers de la coiffure, porte d’entrée incontournable

Le CAP Métiers de la coiffure se prépare en général en deux ans après la classe de troisième. Il peut se suivre en lycée professionnel, en CFA, ou dans une école de coiffure privée. Le programme mêle enseignements généraux (français, maths, sciences) et techniques : coupe de base, mise en forme, coloration simple, hygiène, accueil client, vente de produits.

En alternance, ce diplôme permet de cumuler cours et pratique en salon. C’est souvent la meilleure option pour ceux qui ont besoin de concret pour apprendre. On voit rapidement si on supporte le rythme, si l’on aime le contact client et si l’on se projette dans la coiffure sur le long terme.

Le BP Coiffure pour monter en compétences et gagner en autonomie

Une fois le CAP en poche, beaucoup choisissent de continuer avec un Brevet Professionnel. Le BP se prépare lui aussi souvent en deux ans, en alternance. Il approfondit les techniques (colorations complexes, mèches, permanentes, coiffures de mariage, coupe homme avancée, etc.) et introduit des notions de gestion : management, calcul de coûts, organisation d’un planning, communication commerciale.

Le BP est indispensable pour diriger un salon ou s’installer à son compte. Certains essaient de contourner cette exigence, mais la réglementation reste stricte. Pour éviter les mauvaises surprises, un détour par les ressources sur « ouvrir un salon de coiffure sans diplôme » comme cet article détaillé permet de comprendre clairement ce qui est légal ou pas.

Le BTS Métiers de la coiffure et les formations complémentaires

Le BTS Métiers de la coiffure s’adresse surtout à ceux qui visent des postes à responsabilité plus larges : gestion de plusieurs salons, représentations pour des marques, formation technique, voire création de concepts. Le volet scientifique (chimie des produits, biologie du cheveu), marketing et management y est plus développé que dans le BP.

À côté de ces diplômes « lourds », on trouve des mentions complémentaires (MC Coupe Couleur, par exemple), des certificats de spécialisation en barbier, en coiffure événementielle, en coiffure pour publics fragilisés. Ces formations courtes se glissent souvent après quelques années de pratique, pour affiner une expertise.

Parcours Durée moyenne Objectif principal Profil conseillé
CAP Métiers de la coiffure 2 ans Acquérir les bases techniques et entrer comme salarié Débutants, sortie de 3e, reconversion rapide
BP Coiffure 2 ans Approfondir et préparer la gestion d’un salon Coiffeurs avec CAP souhaitant évoluer ou s’installer
BTS Métiers de la coiffure 2 ans Management, gestion, industrie, formation Profils attirés par la stratégie et la pédagogie
MC / spécialisations Quelques mois à 1 an Se spécialiser (couleur, barbier, événementiel) Coiffeurs déjà en activité

Au final, il n’existe pas un seul bon parcours, mais une combinaison qui dépend de ton âge, de tes moyens, de ta capacité à te projeter dans des études longues ou non. Ce qui compte, c’est de garder une marge de manœuvre pour ajuster ton projet si ton expérience en salon te fait évoluer.

Apprentissage, stages et premières années en salon : construire un vrai parcours professionnel

Une formation coiffure sans pratique régulière ne suffit pas. L’apprentissage et chaque stage coiffure jouent un rôle décisif, souvent plus formateur que les cours théoriques eux-mêmes. C’est pendant ces périodes que se construit le vrai parcours professionnel : on apprend les timings, la communication avec les clients, la vie d’équipe, la gestion du stress en période de rush.

Les premières années ne sont pas toujours glamour. On fait beaucoup de shampooings, de balayage de cheveux au sol, de préparation de couleurs au bac. Pourtant, c’est là que se pose tout le socle de la suite : la qualité du geste et la capacité à anticiper les besoins du client et du salon.

Choisir son salon d’apprentissage sans se tromper

Un bon salon d’apprentissage ne se résume pas à un joli décor. On le reconnaît à plusieurs signaux : présence régulière du patron aux côtés des apprentis, confiance progressive accordée sur les techniques, explications données avant et après les prestations, droit de poser des questions sans se faire rembarrer.

Pour repérer ce type d’environnement, il peut être utile de regarder comment le salon communique, par exemple via son site ou ses réseaux, ou encore via des plateformes comme Planity et ses avis clients. Les commentaires des clients donnent une bonne idée de l’ambiance générale, et parfois même du rôle des apprentis dans l’équipe.

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Développer ses compétences techniques et relationnelles

Pendant l’apprentissage, l’objectif n’est pas seulement de « tenir jusqu’à l’examen ». L’idéal est de se fixer des petits défis réguliers : réussir un brushing sur cheveux très épais, apprendre à faire un chignon de base, comprendre comment poser un diagnostic couleur en observant son tuteur, oser proposer une légère adaptation de coupe à un client plutôt que de se contenter d’exécuter.

Sur le plan relationnel, tout se joue sur de petites choses : regarder les gens dans les yeux, reformuler leur demande, prévenir quand on change de geste (« je vais rincer, ça risque d’être un peu froid »), savoir gérer un retard ou un imprévu. Ces soft skills valent autant qu’une certification coiffeur sur le CV, car elles rassurent énormément les employeurs potentiels.

Erreurs fréquentes au début… et comment les corriger

Au début, plusieurs pièges reviennent souvent. Vouloir aller trop vite sur les techniques compliquées, par exemple, alors que la coupe droite et le brushing net ne sont pas encore maîtrisés. Ou au contraire, rester cantonné au bac sans demander à observer de plus près les coupes et couleurs réalisées par l’équipe.

Autre piège : négliger sa santé physique. On voit souvent de jeunes coiffeurs développer des douleurs au dos ou aux épaules faute de réglage correct du fauteuil ou de pauses étirements. On pourrait croire que c’est un détail, mais sur dix ans de carrière, cela fait la différence entre un coiffeur qui tient la route et un autre qui se réoriente à contre-cœur.

Un bon réflexe pendant ces années : tenir une sorte de journal de bord mental ou écrit de ce que l’on aime, supporte moins, ou veut approfondir. C’est lui qui guidera les prochaines étapes : rester salarié, viser un poste de manager, ou amorcer un projet d’indépendance.

Salariat, salaires et conditions de travail : la réalité économique du métier

Une fois formé, la question qui arrive vite est simple : combien gagne un coiffeur, et à quel prix en termes de rythme de vie. On touche ici à un sujet parfois tabou, mais nécessaire à aborder pour construire une carrière sans désillusion. Les salaires de départ sont modestes, mais ils peuvent évoluer avec l’expérience, les responsabilités et les choix de statut.

Pour une vision chiffrée détaillée, l’article dédié aux salaires des coiffeurs en France donne un bon panorama, mais on peut déjà poser quelques repères généraux et parler du quotidien derrière ces montants.

Repères de rémunération selon l’expérience

La plupart des coiffeurs débutent autour du SMIC ou légèrement au-dessus, avec parfois des primes variables, des commissions sur la vente de produits ou des gratifications en nature. Avec quelques années d’expérience, la rémunération peut monter vers 1 800 à 2 000 € brut, voire plus pour un poste de responsable ou de manager de salon.

Certains salons haut de gamme, ou situés dans des zones très fréquentées, proposent des rémunérations plus attractives, mais souvent avec des exigences fortes en matière de performance, de rapidité et de disponibilité horaire. De l’autre côté, en zone rurale ou dans de tout petits salons, la fidélité de l’équipe et la qualité de vie locale peuvent compenser des salaires un peu plus bas.

Horaires, rythme et équilibre de vie

Le rythme d’un salon de coiffure suit celui de la clientèle. On travaille presque toujours le samedi, assez souvent le vendredi en horaires prolongés, parfois le lundi selon les régions. Les journées courantes tournent autour de 9 h 00 – 19 h 00, avec une vraie pause déjeuner plus ou moins longue selon l’affluence.

Les pics d’activité sont clairs : fin d’année, mariages, rentrée scolaire, parfois le début d’été. Le reste du temps, l’enjeu est d’apprendre à gérer l’énergie sur la semaine, à ne pas tout donner sur les deux premiers jours pour finir épuisé le samedi. Beaucoup de coiffeurs développent des petites routines de récupération : étirements, hydratation, organisation intelligente des rendez-vous pour éviter de faire dix brushings longs à la suite, par exemple.

Avantages et limites du métier en salon salarié

Le statut salarié offre une sécurité précieuse : fiche de paie, congés payés, protection sociale, encadrement par la convention collective de la coiffure. C’est idéal pour les premières années, le temps de consolider ses compétences et de voir si le métier correspond vraiment à ce que l’on imaginait.

Certains ressentent toutefois une frustration au bout d’un moment : manque de marge de manœuvre artistique, impossibilité de choisir les produits utilisés, pression commerciale jugée trop forte. Dans ces cas-là, le passage à un poste de manager ou la préparation d’un projet d’indépendance devient une suite logique.

On pourrait résumer la chose comme suit : le salariat sert de terrain de jeu et de sécurité pour apprendre, l’indépendance vient plus tard pour ceux qui veulent aller plus loin dans leur vision du métier.

Ouvrir un salon, travailler à domicile ou en franchise : toutes les options pour lancer sa carrière en indépendant

Quand l’envie de décider soi-même de son planning, de ses tarifs et de son univers devient trop forte, la question se pose : comment lancer une carrière coiffure en indépendant sans se brûler les ailes. Entre la création d’un salon physique, la coiffure à domicile et le choix d’une franchise, les chemins sont variés, chacun avec ses contraintes et ses libertés.

Beaucoup de coiffeurs choisissent une progression en escalier : quelques années salariées, puis quelques heures en parallèle à domicile, puis un projet de salon ou de reprise. Cette montée en puissance permet de tester son appétence pour la gestion d’entreprise sans tout miser d’un coup.

Créer ou reprendre un salon de coiffure

Ouvrir un salon, c’est d’abord une affaire de chiffres et de stratégie, avant d’être une histoire de beaux fauteuils. Il faut une étude de marché, un business plan, un choix de statut juridique (entreprise individuelle, SARL, SAS, etc.), un financement bancaire, parfois une reprise de bail ou de fonds de commerce.

On doit aussi maîtriser toutes les normes : accessibilité, sécurité incendie, hygiène, affichage des prix, gestion des déchets. La partie la plus délicate, souvent, reste le démarrage : remplir son planning, amortir les investissements, fidéliser une clientèle autour d’une identité claire. Ceux qui réussissent sont généralement ceux qui ont bien préparé en amont, et qui savent se vendre sans tomber dans une surpromesse.

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La coiffure à domicile pour plus de flexibilité

Travailler à domicile, en se déplaçant chez les clients, séduit beaucoup pour la liberté apparente : pas de loyer commercial, possibilité de gérer son planning selon ses contraintes personnelles, ambiance plus intimiste avec les clients. En pratique, il faut intégrer les temps de trajet, l’usure du matériel, la gestion d’un stock mobile et la nécessité de se faire connaître sans vitrine physique.

Les coiffeurs à domicile misent souvent sur le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux et les plateformes de prise de rendez-vous pour remplir leurs journées. La régularité des revenus peut être un peu plus variable qu’en salon au début, mais une fois la clientèle installée, certains y trouvent un excellent compromis entre vie pro et vie perso.

Rejoindre une franchise de coiffure

La franchise joue le rôle de « cadre » pour ceux qui veulent se lancer avec une marque connue et des méthodes déjà testées. L’enseigne apporte généralement un accompagnement pour le choix du local, la communication, la décoration, le logiciel de caisse, les protocoles techniques, parfois même la formation continue.

En échange, le coiffeur franchisé s’engage à respecter un concept, une gamme de produits, des règles d’enseigne, et à verser un droit d’entrée puis des redevances périodiques. Pas question de faire tout ce que l’on veut, mais le risque perçu est moindre qu’en création totalement indépendante. Le choix de la franchise doit se faire avec un œil très lucide sur les chiffres et la compatibilité de valeurs.

Que l’on choisisse le salon, le domicile ou la franchise, un point reste central : garder la main sur la qualité du service, car c’est elle qui fait revenir les clients, pas le logo sur la vitrine.

Se démarquer comme coiffeur : spécialisation, présence en ligne et évolution continue

Une fois installé dans le métier, la question n’est plus seulement « comment devenir coiffeur », mais « comment rester demandé dans le temps ». Le secteur bouge : nouvelles techniques de balayage, retour du dégradé homme, progression des barbiers, demandes de plus en plus précises inspirées par les réseaux sociaux. Pour ne pas se faire dépasser, il faut accepter l’idée que l’apprentissage ne s’arrête jamais.

Ceux qui tirent leur épingle du jeu aujourd’hui combinent généralement trois leviers : une ou deux spécialités bien identifiées, une présence en ligne cohérente, et une vraie capacité à écouter les besoins très concrets de leur clientèle locale.

Choisir une spécialisation qui a du sens

Tout le monde ne peut pas être expert en tout. Certains vont adorer la couleur, d’autres la coupe homme, d’autres encore la coiffure mariage ou l’accompagnement des boucles naturelles. Se spécialiser, ce n’est pas se fermer des portes, c’est rendre plus lisible ce pour quoi on est recherché.

Par exemple, un coiffeur qui adore travailler les cheveux courts masculins pourra miser sur des coupes tendance, comme celles détaillées dans les contenus type coupes homme courtes actuelles, ou encore sur les dégradés travaillés. À l’inverse, quelqu’un de passionné par les longueurs pourra creuser les techniques de soins, de glossing, de lissage ou de coiffures de mariée.

Soigner sa présence en ligne et son image professionnelle

Aujourd’hui, beaucoup de clients regardent Instagram ou Google avant de choisir un coiffeur. Une page bien tenue, avec des photos propres de réalisations, un ton cohérent et des informations claires sur les services, rassure énormément. On n’a pas besoin de publier tous les jours, mais de montrer régulièrement ce que l’on sait faire, dans un style fidèle à son travail réel.

Quelques repères utiles pour cette vitrine numérique :

  • Montrer des avant/après réalistes, sans filtre trompeur.
  • Indiquer les prestations associées à chaque photo : balayage, patine, coupe transformation, barbe, etc.
  • Rappeler les règles d’entretien basiques pour prouver que l’on pense sur le long terme pour le client.
  • Répondre aux messages et commentaires pour instaurer un vrai dialogue.

Cette cohérence entre l’image en ligne et ce que les clients vivent en salon nourrit un bouche-à-oreille durable, qui reste la meilleure publicité pour un artisan.

Investir dans la formation continue et les bons outils

Dernier point, souvent sous-estimé : continuer à se former. Les marques proposent des journées techniques, des masterclass, des webinaires. Les salons peuvent organiser des formations internes pour aligner l’équipe sur de nouvelles techniques. Même un simple échange avec d’autres pros, lors d’un show coiffure ou sur un forum spécialisé, peut donner une idée ou un geste qui change tout.

Les outils comptent aussi. S’équiper avec du matériel fiable, comprendre ce que l’on utilise vraiment sur le cheveu, apprendre à lire les étiquettes, comparer les retours sur des boutiques ou des plateformes pros (par exemple via des analyses comme cet avis sur une boutique de coiffeur connue) fait partie intégrante du métier.

En résumé, un coiffeur qui se démarque est rarement celui qui fait le plus de bruit, mais celui qui travaille avec constance, se remet en question, et ajuste son art aux vrais besoins des gens qu’il coiffe.

Quel diplôme faut-il pour devenir coiffeur en France ?

Pour exercer comme salarié en salon, le CAP Métiers de la coiffure suffit en théorie. En pratique, la plupart des employeurs apprécient les profils qui poursuivent au moins vers un BP Coiffure, car le niveau technique et l’autonomie sont plus élevés. Le BP devient indispensable si tu veux ouvrir ou reprendre un salon, ou encadrer d’autres coiffeurs. Le BTS Métiers de la coiffure, lui, s’adresse surtout à ceux qui visent des postes en management, formation ou industrie capillaire.

Combien de temps faut-il pour lancer une carrière en coiffure ?

En sortant de troisième, il faut compter au minimum deux ans de CAP pour entrer dans la vie active. Beaucoup enchaînent avec deux ans de BP, souvent en alternance, tout en travaillant déjà en salon. En quatre ans, on peut donc cumuler un diplôme complet et une première vraie expérience. Ensuite, les spécialisations et formations complémentaires se font généralement sur des durées courtes, en parallèle de l’activité professionnelle.

Peut-on devenir coiffeur en reconversion à l’âge adulte ?

Oui, la coiffure accueille chaque année des personnes en reconversion. Plusieurs écoles de coiffure, publics ou privés, proposent des CAP en un an pour les adultes, souvent en alternance. Il faut simplement être prêt à revenir sur des bases techniques, à accepter une période de salaire plus modeste au départ, et à investir physiquement dans un métier debout. La motivation et la régularité font une vraie différence pour réussir cette transition.

Travailler à domicile est-il rentable pour un coiffeur ?

La coiffure à domicile peut devenir rentable si elle est pensée comme une vraie petite entreprise : tarifs cohérents avec les déplacements, secteur géographique ciblé, planning optimisé pour limiter les trajets, communication claire. Au début, les revenus peuvent être irréguliers, mais une fois la clientèle fidèle constituée, certains coiffeurs trouvent un niveau de vie équivalent, voire supérieur, à celui du salariat, avec plus de flexibilité.

Faut-il absolument se spécialiser pour réussir dans la coiffure ?

On peut très bien exercer comme coiffeur généraliste toute sa carrière, surtout dans les petites villes ou les salons de quartier. Se spécialiser n’est pas une obligation, mais un levier pour se différencier quand la concurrence est forte ou que l’on vise une clientèle précise : couleur haut de gamme, boucles naturelles, coupe homme, mariage, barbier, etc. L’essentiel est de rester cohérent avec ce que tu aimes vraiment faire, car c’est là que tu donneras le meilleur.

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