La permanente reste l’une des demandes phares chez le coiffeur quand on veut des boucles qui tiennent plus que quelques shampoings. Pourtant, entre le temps passé au salon, la durée réelle sur les cheveux et les précautions à prévoir, beaucoup arrivent en rendez-vous sans trop savoir à quoi s’attendre. Entre 2 et 6 mois de tenue, 2 à 4 heures sur le fauteuil, tout cela dépend fortement de la texture des cheveux, de l’historique de couleurs et de la façon dont on gère les soins capillaires ensuite. L’idée n’est donc pas seulement de “faire une permanente”, mais de comprendre comment ce service s’installe dans le quotidien, côté temps comme côté entretien.
Dans un salon, la question revient souvent : “Combien de temps ça prend et combien de temps ça dure sur mes cheveux à moi ?”. La réponse n’est pas la même pour une étudiante aux cheveux fins à Paris, une sportive aux cheveux décolorés ou une maman aux cheveux épais et naturels. Le dosage des produits chimiques, la taille des bigoudis, les pauses entre chaque étape, tout se cale sur un diagnostic précis. Et une fois sortie du salon, la façon de laver, sécher, hydrater et protéger la chevelure joue un rôle énorme sur la longévité des ondulations. Ce guide fait le point, étape par étape, avec des conseils pratiques pour t’aider à décider si la permanente colle vraiment à ton rythme de vie.
En bref
- Durée du rendez-vous chez le coiffeur : compte en moyenne de 2 à 3 heures pour des cheveux courts à mi-longs, jusqu’à 3 h 30 voire 4 heures sur cheveux longs ou épais.
- Tenue des boucles : selon la texture des cheveux et l’entretien, la permanente reste en place entre 3 et 6 mois, parfois un peu moins sur cheveux très fins.
- Facteur clé : les 48 premières heures sans lavage ni attache serrée sont capitales pour fixer la nouvelle forme.
- Entretien indispensable : shampoings doux, soins hydratants, protection de la fibre et limitation de la chaleur directe pour faire durer les boucles.
- Pas pour tous les profils : cheveux déjà fragilisés par des décolorations, lissages chimiques ou cassures visibles nécessitent une vraie évaluation pro avant de se lancer.
Combien de temps dure une permanente chez le coiffeur : temps au salon et organisation
Quand on parle de permanente, on mélange souvent deux choses : le temps qu’elle tient sur les cheveux et le temps passé au salon. Or la première question à se poser, avant même la tenue des boucles, c’est : “Combien de temps faut-il bloquer dans l’agenda pour ce rendez-vous ?”. En pratique, un service bien fait, sans précipitation, prend rarement moins de 2 heures, et dépasse souvent les 3 heures sur cheveux longs.
Sur des cheveux courts ou très fins, une permanente classique tourne autour de 2 heures : diagnostic, enroulage sur bigoudis, application du produit, temps de pose, rinçage, neutralisation puis mise en forme. Dès que la chevelure gagne en densité ou en longueur, chaque étape se rallonge. L’enroulage, surtout, demande de la minutie pour éviter des mèches trop épaisses ou mal tendues, ce qui allongerait encore le temps total.
Pour des cheveux mi-longs à longs, il est raisonnable de prévoir entre 3 h 30 et 4 heures. Le coiffeur doit d’abord vérifier l’état de la fibre, parfois réaliser un soin préparateur ou une coupe légère avant de poser les bigoudis. Ensuite, plus il y a de mèches, plus le temps d’installation est long. Vouloir aller plus vite, c’est souvent prendre le risque d’un résultat irrégulier, avec des zones moins bouclées ou des sensibilités différentes selon les endroits.
Un point trop souvent négligé : la nécessité de garder une marge après le rendez-vous. Une fois la permanente terminée, les cheveux ne doivent pas être attachés serré ni écrasés sous un bonnet pendant plusieurs heures. Si le rendez-vous finit à 20 heures et que tu dors tout de suite après avec les cheveux encore “fragiles”, tu risques de marquer la nouvelle forme d’un pli peu flatteur.
Dans un cas pratique, imagine Léa, cheveux longs jusqu’au milieu du dos, légèrement décolorés sur les pointes. Son rendez-vous pour permanente avec boucles souples a duré 3 h 45, dont presque 1 heure uniquement pour l’enroulage précis des bigoudis. Elle avait prévu de travailler l’après-midi au café d’en face, ordinateur sur les genoux, ce qui lui a permis de ne pas se sentir “bloquée” au salon. C’est un bon réflexe : transformer ce temps technique en moment utile ou agréable réduit l’impression de longueur.
En résumé, pour organiser ton planning, mieux vaut voir la permanente comme un “gros” service technique, au même titre qu’une transformation couleur complète. Le temps investi au départ conditionne en partie la qualité des boucles et donc la suite de l’histoire.

Comprendre la durée de la procédure de permanente étape par étape
La durée globale repose sur une succession d’étapes bien précises, impossible à comprimer sans perdre en qualité. Chaque phase respecte des temps propres, dictés par la chimie des produits chimiques utilisés et par la réaction réelle de la fibre capillaire.
D’abord, le diagnostic prend entre 10 et 20 minutes. Le coiffeur analyse la texture des cheveux, vérifie les anciennes colorations, les éventuels lissages, teste parfois l’élasticité d’une mèche. Sur un cheveu fin et sensibilisé, on ne choisit pas la même formule que sur un cheveu naturel, épais et résistant. Cette étape conditionne tout le reste, y compris la durée de pose des produits.
Ensuite vient la phase d’enroulage, souvent la plus longue. Pour un carré, compte en moyenne 30 à 45 minutes. Pour une chevelure mi-longue et dense, on dépasse facilement l’heure. Chaque bigoudi doit être posé en tension régulière, avec des séparations propres, pour un rendu harmonieux. Une pose bâclée à ce moment se traduit plus tard par des boucles anarchiques, des creux et des bosses difficiles à rattraper.
Le temps de pose du réducteur (la lotion de permanente) varie généralement entre 10 et 25 minutes, selon la formule et le cheveu. Le professionnel vérifie la “prise” en déroulant une ou deux mèches test, avant de rincer abondamment. Ce contrôle visuel et tactile prend quelques minutes, mais il permet d’éviter une sur-action qui fragiliserait la fibre.
Après le rinçage, les cheveux restent enroulés sur les bigoudis pour l’application du neutralisant. Là encore, une durée de pose de l’ordre de 5 à 10 minutes est nécessaire, suivie d’un nouveau rinçage. Une fois les bigoudis retirés, un dernier temps de coiffage et de conseils s’ajoute. Le coiffeur montre comment positionner les boucles, absorber l’excès d’eau, appliquer la mousse ou la crème de définition et ce qu’il faudra faire à la maison.
Au final, chaque minute a une raison d’être. Une permanente vraiment réussie, ce n’est pas seulement des produits appliqués dans un ordre donné, c’est un timing maîtrisé à chaque niveau.
Combien de temps une permanente tient-elle sur les cheveux selon leur nature
Une fois sortie du salon, une autre question prend le relais : “Combien de mois mes boucles vont-elles tenir ?”. Sur le papier, la plupart des permanentes offrent une tenue moyenne de 3 à 6 mois. Dans la vraie vie, ce chiffre varie largement en fonction de la texture des cheveux, des habitudes de lavage et du mode de vie.
Sur cheveux épais et résistants, la nouvelle forme se fixe plus facilement. La permanente peut rester visible entre 4 et 6 mois, avec des ondulations encore présentes même si elles se détendent peu à peu. À l’inverse, sur cheveux très fins, surtout s’ils sont déjà colorés, la boucle commence souvent à s’ouvrir dès le 2e ou 3e mois, donnant davantage un effet wavy qu’une vraie boucle structurée.
Autre point clé : lorsque le cheveu naturel est déjà légèrement ondulé, la permanente s’imbrique dans ce mouvement existant. Les boucles tiennent alors parfois plus longtemps, autour de 5 mois, car la repousse naturelle ne crée pas un contraste aussi brutal qu’entre une racine raide et une longueur bouclée. Sur cheveux totalement lisses à la base, la différence entre la repousse et la longueur permanente devient visible plus vite.
Les facteurs extérieurs comptent aussi. Une eau très calcaire, fréquente dans de nombreuses villes, a tendance à alourdir la fibre et à fatiguer la forme au fil des shampoings. L’humidité ambiante joue également : dans une région très humide, les cheveux absorbent l’eau de l’air, ce qui peut détendre les boucles et favoriser les frisottis. Ce n’est pas que la permanente “disparaît”, mais son rendu devient moins net.
Pour visualiser ces variations, un tableau comparatif aide à se repérer rapidement.
| Type de cheveux | État du cheveu | Durée moyenne de la permanente | Aspect au fil des mois |
|---|---|---|---|
| Fins et colorés | Sensibilisés, cuticule fragile | 2 à 4 mois | Boucles qui se transforment vite en ondulations souples, frisottis possibles |
| Fins mais naturels | Relativement sains | 3 à 5 mois | Début très bouclé, puis rendu wavy passé le 3e mois |
| Épais et naturels | Fibre résistante | 4 à 6 mois | Boucles qui gardent du rebond, puis assouplissement progressif |
| Bouclés ou ondulés de base | Selon historique chimique | 4 à 5 mois | Effet boucles “renforcées”, moins de contraste à la repousse |
Dans les faits, une permanente ne “s’arrête” pas du jour au lendemain. Les boucles se détendent petit à petit. Les premiers signes sont une perte de définition, des zones plus plates et des racines de plus en plus raides par rapport aux longueurs. À partir du moment où la différence entre racines et longueurs devient difficile à coiffer, une retouche ou une coupe ajustée peut se discuter avec le coiffeur.
Pour celles et ceux qui aiment chiffrer, la durée réelle se mesure rarement en nombre de semaines exact, mais plutôt en phases : phase très bouclée, phase d’ondulation structurée, puis phase wavy. L’important est de décider à partir de quel stade le rendu ne correspond plus à ce que tu souhaites voir dans le miroir chaque matin.
Signes qu’il est temps de retoucher ou de changer de stratégie
Au bout de quelques mois, plusieurs signaux indiquent qu’une retouche devient pertinente. Le plus visible reste la perte de définition : les boucles ne se referment plus, tombent vite après le séchage et gardent un aspect “mou” malgré les produits de coiffage. Cette impression de cheveu lourd, peu réactif, montre que la structure donnée par la permanente s’affaiblit.
Autre signal fréquent : l’augmentation des frisottis. Quand la coupe est nette et la forme encore bien fixée, les frisottis restent souvent limités. À mesure que les mois passent, des mèches plus courtes ou plus abîmées commencent à ressortir autour du visage, surtout en cas d’humidité ou de frottements répétés sur l’oreiller ou l’écharpe.
Enfin, la repousse aux racines devient déterminante. Quand 5 à 8 centimètres de cheveu naturel ont repoussé, le contraste peut être marqué entre la zone non permanente et les longueurs bouclées. Sur un cheveu naturellement très raide, cette différence se sent dès la mise en forme : racines plates et collées, pointes volumineuses et plus sèches. C’est souvent à ce moment que les clientes évoquent une impression de “double texture” difficile à gérer.
La décision ne se limite pas à refaire systématiquement la permanente. Parfois, une coupe bien pensée, en enlevant quelques centimètres de longueurs et en ajustant le dégradé, suffit à retrouver une harmonie. Parfois, il est plus sage de laisser la permanente s’estomper complètement avant de relancer un nouveau cycle. La vraie question reste : “Est-ce que mes cheveux supportent une nouvelle chimie sans casser davantage ?”.
Pour un avis complémentaire sur la gestion dans le temps des services techniques (comme la patine), un détour par un article détaillant la durée d’une patine chez le coiffeur peut aider à comparer les logiques de repousse et de tenue.
Étapes clés de la permanente : du diagnostic aux 48 heures critiques
La durée d’une permanente au salon s’explique par la succession d’étapes qui doivent toutes être posées dans le bon ordre. Chacune a son rôle, surtout les fameuses 48 heures qui suivent, souvent sous-estimées mais essentielles pour la tenue des boucles dans le temps.
Tout commence par un diagnostic minutieux. Le coiffeur vérifie non seulement la texture des cheveux, mais aussi l’état du cuir chevelu, l’historique des couleurs, éventuels lissages, henné, soins à domicile. Une permanente sur un cheveu déjà très fragilisé par une succession de décolorations est déconseillée, quelle que soit l’envie de boucles. Cette prise de position peut décevoir sur le moment, mais elle évite les casses irréversibles.
Vient ensuite la préparation : shampoing adapté, éventuel pré-soin sur les longueurs sensibilisées, coupe légère si nécessaire. Certains coiffeurs préfèrent ajuster la coupe après la permanente pour suivre le mouvement des boucles, d’autres anticipent dès le départ. Le choix dépend du projet de volume et du type de mouvement recherché.
L’enroulage sur bigoudis constitue la base de la forme. La taille des rouleaux, leur disposition, la tension appliquée, tout influence le rendu final. Pour des ondulations souples, on se tourne vers des diamètres plus larges et des séparations plus généreuses. Pour des boucles serrées, on choisit des diamètres plus petits et des sections plus fines. Un mauvais choix ici ne se rattrape pas avec la chimie.
La lotion de permanente, souvent à base de thioglycolate d’ammonium ou d’autres agents réducteurs, vient ensuite. Elle ouvre et remodèle les liaisons de la kératine. Le temps de pose est surveillé de près. Le coiffeur contrôle la mèche test, vérifie l’élasticité et la prise de forme. C’est un moment où l’expérience fait la différence, surtout sur cheveux mixtes (racines naturelles, pointes colorées, etc.).
Après un rinçage minutieux, le neutralisant entre en jeu pour “figer” la nouvelle forme. Trop court, il ne stabilise pas assez les liaisons, trop long il peut dessécher davantage la fibre. Une fois les bigoudis retirés, la chevelure commence à révéler ses nouvelles boucles, même si l’aspect définitif ne sera visible qu’après quelques shampoings.
Les 48 premières heures : ce qu’il ne faut surtout pas faire
Les deux jours qui suivent immédiatement la permanente jouent un rôle déterminant. Pendant ce laps de temps, les liaisons dans la fibre continuent de se stabiliser. C’est la période où il faut respecter certaines règles simples, mais non négociables, si tu veux que la durée de ta permanente atteigne ses promesses.
Avant tout, pas de shampoing. Pas même un shampoing “rapide” parce que tu sens une odeur de produit. L’eau et les tensioactifs pourraient perturber le processus, relâcher légèrement les boucles ou créer des irrégularités. Pour la même raison, on évite les bains prolongés, les piscines, les saunas et hammams.
Autre point : ne pas serrer les cheveux. Pas de queue de cheval rigide, pas de chignon strict, pas de barrettes qui coincent une mèche humide. Tout accessoire trop serré pourrait imprimer un pli durable. Si tu veux dégager le visage, opte pour une pince large posée délicatement ou un bandeau souple sans tension.
Le séchage doit rester doux. L’idéal est de laisser les cheveux sécher à l’air libre ou de les tamponner avec une serviette en microfibre sans les frotter. Si l’usage d’un sèche-cheveux est indispensable, on utilise un diffuseur avec une chaleur modérée et on évite le flux trop proche du cuir chevelu.
Enfin, côté nuit, une taie d’oreiller satinée ou en soie limite les frottements et garde les boucles en place. Ce conseil vaut d’ailleurs pour toute la durée de vie de la permanente. Les premières 48 heures posent les bases, mais la qualité de la fibre se joue au quotidien, même après des mois.
Ces règles peuvent sembler contraignantes sur deux jours, mais elles évitent de perdre en tenue avant même d’avoir vraiment profité du résultat. Un peu de discipline au départ, pour plusieurs mois de forme maîtrisée.
Conseils pratiques d’entretien pour faire durer une permanente
Une permanente bien réalisée peut se fatiguer très vite si l’entretien à domicile ne suit pas. À l’inverse, une routine cohérente, même simple, permet souvent de gagner plusieurs semaines de tenue sur les boucles. L’objectif n’est pas de remplir la salle de bain de flacons, mais de choisir quelques bons soins capillaires adaptés.
Premier pilier : le shampoing. On privilégie des formules douces, sans sulfates agressifs, pour ne pas décaper la fibre. L’idée est de laver le cuir chevelu sans trop soulever les écailles du cheveu. Deux shampoings très décapants par semaine abîment plus vite une permanente qu’un lavage un peu plus espacé avec un produit plus respectueux.
Deuxième pilier : l’hydratation. Une permanente rend souvent les cheveux un peu plus poreux. Des masques hydratants réguliers (une fois par semaine en moyenne) aident à maintenir souplesse et brillance. Sur cheveux très secs, alterner masque hydratant et soin plus nourrissant (huiles végétales légères par exemple) permet de garder un bon équilibre.
Côté définition, une mousse ou une crème spécifique pour cheveux bouclés, appliquée sur cheveux essorés, contribue à dessiner le mouvement sans l’alourdir. On répartit le produit avec les doigts ou un peigne à dents larges, puis on scrunche légèrement les longueurs vers le haut. Si tu te contentes d’un shampoing suivi d’un séchage tête en bas sans produit de coiffage, les boucles tiendront moins bien dans la journée.
Un point souvent sous-estimé : la gestion de la chaleur. Les fers à lisser, les brushings réguliers ou les fers à boucler sur cheveux déjà permanents fragilisent la fibre et cassent progressivement la structure obtenue en salon. Si la chaleur est occasionnelle, un thermo-protecteur sérieux et une température raisonnable limitent la casse. Si elle est quotidienne, la durée utile de la permanente se réduit nettement.
Pour la nuit, une coiffure protectrice comme une “pineapple” (queue de cheval très haute et souple) sur taie satinée peut aider à garder la boucle en place plusieurs jours. Réveiller les boucles le matin avec un spray hydratant ou un peu d’eau enrichie de leave-in rend la chevelure plus souple et redéfinit les mèches écrasées sans tout relaver.
Routine simple pour prolonger la durée de la permanente au quotidien
Pour y voir clair, voici un exemple de routine qui reste réaliste pour une personne occupée, mais efficace pour la durée de la permanente :
- 2 à 3 shampoings par semaine avec un produit doux, suivi d’un après-shampoing démêlant posé uniquement sur les longueurs.
- 1 masque hydratant hebdomadaire, posé 10 à 15 minutes, idéalement sous une serviette chaude.
- Produit de définition léger à chaque lavage (mousse, crème, gel fluide), appliqué sur cheveux humides.
- Protection thermique systématique avant tout appareil chauffant.
- Taie d’oreiller satinée et attache souple la nuit pour limiter la casse et les frisottis.
Cette base peut se moduler selon les profils. Une personne au sport quotidien adaptera par exemple le nombre de lavages, mais gardera l’idée de douceur et de réhydratation après chaque séance. Quelqu’un qui vit dans une région très humide renforcera peut-être la partie “définition” avec un produit un peu plus fixant pour contrôler l’effet gonflé.
Pour celles et ceux qui aiment approfondir la logique de durée des services techniques, il peut être intéressant de comparer avec ce qui se passe côté couleur, par exemple avec un dossier sur la durée d’une coloration chez le coiffeur. On y retrouve la même idée : ce que tu fais à la maison pèse autant que le temps passé au salon.
Au bout du compte, la meilleure routine est celle que tu arrives à tenir dans la durée. Mieux vaut quelques gestes bien choisis, faits régulièrement, qu’une multitude de produits qui restent au fond du placard.
Choisir sa permanente : type de boucles, profil de cheveux et attentes réalistes
La question de la durée d’une permanente ne se sépare jamais totalement du type de boucles souhaité et du profil de cheveu. Une permanente très serrée ne vieillira pas comme une simple ondulation, et certaines textures de cheveux acceptent mieux ce type de service que d’autres. Avant de parler de mois de tenue, il faut donc caler les attentes.
Pour quelqu’un qui rêve de boucles très serrées sur des cheveux raides, la transformation sera spectaculaire les premières semaines, mais la phase “intermédiaire” au bout de quelques mois risque d’être plus compliquée à vivre. À l’inverse, une permanente souple pour un effet wavy discret vieillit souvent plus en douceur, car la frontière entre “permanente fraîche” et “permanente en fin de vie” est moins marquée visuellement.
Le coiffeur doit aussi composer avec l’historique. Sur un cheveu déjà coloré plusieurs fois, la marge de manœuvre est plus faible. Le dosage des produits chimiques doit être ajusté finement pour éviter la casse. Il arrive que la décision soit de ne pas faire de permanente du tout, ou de la réserver à certaines zones seulement (par exemple quelques mèches plus bouclées pour dynamiser un carré).
Autre point : la compatibilité avec d’autres services techniques. Une permanente et une décoloration complète, réalisées à quelques semaines d’intervalle, représentent une pression énorme pour la fibre. La durée de vie de la chevelure en général devient plus préoccupante que la durée de la permanente en particulier. Là encore, l’expérience du pro prime sur les envies immédiates.
Enfin, la question du temps personnel n’est pas à négliger. Avoir des boucles ou des ondulations, même permanentes, demande plus de mise en forme qu’un lissage quotidien pour certaines personnes. Si ton planning est déjà serré et que tu n’as aucune envie de passer 10 minutes de plus le matin à redessiner ton mouvement, une permanente très marquée ne sera peut-être pas le meilleur choix.
Pour qui la permanente est une bonne idée… et pour qui elle l’est moins
La permanente peut être une belle option pour :
• celles et ceux qui aiment déjà leur cheveu bouclé ou ondulé mais veulent plus de régularité dans la forme ;
• des cheveux naturels, sans trop d’historique de couleur, avec une bonne élasticité ;
• les personnes prêtes à ajuster un peu leur routine de soins capillaires et à accepter une phase de repousse où deux textures cohabitent.
Elle est en revanche moins adaptée pour :
• des cheveux très abîmés, élastiques, qui se cassent facilement ;
• les personnes qui changent d’avis tous les deux mois et veulent repasser à un lissage intense rapidement ;
• les profils qui supportent mal les temps longs en salon, car un service vite fait est rarement un bon service sur ce terrain.
Pour celles et ceux qui s’intéressent aux coulisses du métier et à la manière dont les pros se forment pour maîtriser ce type de techniques, un détour par un article consacré au fait de devenir coiffeur et au parcours de formation donne un bon éclairage sur les compétences nécessaires derrière ce genre de prestations.
En fin de compte, la question à se poser est simple : “Est-ce que le temps passé au salon, la durée de la transition et les ajustements de routine sont en phase avec ma vraie vie, pas celle des photos Pinterest ?”. Quand la réponse est oui, la permanente peut devenir une alliée plutôt qu’une contrainte.
Combien de temps dure une permanente en moyenne sur les cheveux ?
En moyenne, une permanente tient entre 3 et 6 mois. Sur cheveux épais et naturels, les boucles peuvent rester bien définies autour de 4 à 6 mois, alors que sur cheveux fins ou déjà colorés, la forme commence souvent à se transformer en simples ondulations dès le 2e ou 3e mois. La durée réelle dépend aussi de la fréquence des shampoings, de l’usage de la chaleur et de la qualité des soins capillaires appliqués.
Combien de temps prévoir chez le coiffeur pour faire une permanente ?
Pour une permanente complète, il faut prévoir au minimum 2 heures sur cheveux courts et plutôt fins, et jusqu’à 3 h 30 voire 4 heures sur cheveux longs ou très denses. Le temps inclut le diagnostic, la préparation, l’enroulage des bigoudis, la pose des produits, les rinçages, le neutralisant et les conseils de coiffage à la fin. Mieux vaut ne pas caler de rendez-vous important juste après pour éviter de devoir presser les étapes.
Peut-on laver ses cheveux juste après une permanente ?
Non. Les 48 premières heures après une permanente sont à respecter strictement : pas de shampoing, pas de bain prolongé, pas de piscine ni de sauna. Les liaisons dans la fibre continuent de se stabiliser pendant ce laps de temps. Un lavage trop précoce peut détendre la forme, créer des boucles irrégulières et raccourcir la durée de vie du résultat.
Quels soins capillaires utiliser pour faire durer une permanente ?
L’idéal est d’utiliser un shampoing doux, sans sulfates agressifs, un après-shampoing démêlant sur les longueurs, un masque hydratant une fois par semaine et un produit de définition pour cheveux bouclés à chaque lavage (mousse, crème, gel léger). Une protection thermique est aussi recommandée si tu utilises un sèche-cheveux ou un fer. Enfin, une taie d’oreiller satinée et des attaches souples la nuit aident à limiter la casse et les frisottis.
La permanente abîme-t-elle forcément les cheveux ?
Une permanente reste un service chimique, donc elle modifie la structure interne du cheveu et demande une fibre suffisamment solide au départ. Bien réalisée sur un cheveu sain, avec un diagnostic sérieux, un dosage adapté et un bon entretien ensuite, elle n’entraîne pas forcément de casse massive. En revanche, sur cheveux déjà très fragilisés (décolorations répétées, lissages chimiques, cassures visibles), le risque de dégâts est important et un bon coiffeur préférera souvent refuser ou proposer une alternative.



